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24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 10:43
Grand triathlon la Madine. Récit Aubin B.

Après le triathlon de Gerardmer, j’avais envie d’en refaire un. Papa m’a trouvé un dossard pour celui de la Madine, et cette fois ci je fais le grand triathlon pour les enfants : la course des 10-13-ans. (NB : Aubin a 10 ans.)


Je vais préparer mes affaires au parc à vélo et je retrouve Adèle (Florimond) une copine du club de triathlon de TOUL.

 

Grand triathlon la Madine. Récit Aubin B.

On va au départ et on va faire 200m de nage. C’est dur, je prends des coups.


Je sors et je prends mon vélo. Je roule à fond pendant 5 kilomètres sur la route et le gravier.

 

Ensuite, c’est la course à pied. Je pars à fond du début à la fin et je double beaucoup de personnes (1500m à 4’00 au kil de moyenne).


Je finis 11e du classement, 4e de ma catégorie. Je suis un peu déçu de ne pas être sur le podium, mais ce n’est que mon deuxième triathlon donc c’est super. J’en referai d’autres mais pas maintenant, car je me suis cassé le doigt en jouant au foot.


J’ai passé une super course.
Merci à Thibaut d’être venu m’encourager.


Aubin BLANCHARD

(En photo en train de rédiger son CR ! Avec son doigt cassé…)

(En photo en train de rédiger son CR ! Avec son doigt cassé…)

Grand triathlon la Madine. Récit Aubin B.
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24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 09:11
BMW Marathon de Berlin . Récit Grégory W.
BMW Marathon de Berlin : Chronique d’un coureur (presque) au bout du rouleau
Flashback. 19 octobre 2024, Amsterdam. Je termine le marathon, la tête basse et la gorge sèche. L’hydratation ? Un concept que j’ai manifestement découvert trop tard… Résultat : cinq pauses marche et une arrivée en 2h49, la frustration en prime. Heureusement, Damien T, marathonien aguerri, me glisse à l’oreille que Berlin, c’est ravito tous les deux kilomètres. Banco, je signe !
Prépa sérieuse. Coach adoré, plan béton, gourde vissée à la main, tests d’alimentation … Je suis affûté, la météo s’annonce clémente. Mais à J-3, l’organisation balance un message digne d’un film catastrophe : “Warning, it’s going to be very warm.” Traduction : oubliez vos records, profitez du paysage… 27°C annoncés, ça sent la surchauffe.
Jour J. Nuit correcte, moral au top, prêt à exploser le chrono. Sauf que dès l’échauffement, j’ai des jambes en béton armé. Je me rassure : “C’est le stress, ça va passer au coup de feu.” Spoiler : ça ne passe pas. Dès le 5e kilomètre, je rame. Le RP s’envole, le sub 2h45 aussi, et même le sub 3h commence à trembler… Je termine en 2h54, rincé, lessivé, à deux doigts d’appeler un taxi pour rentrer à l’hôtel. L’après-midi ? Malade comme un chien, ambiance “fin de soirée trop arrosée”, sans l’alcool.
Moralité. Les impondérables, c’est la règle du jeu. Première fois que je me prends une telle claque en course. La chaleur n’a rien arrangé, mais Berlin reste un marathon d’exception : ambiance de folie, 42 km de public en délire, concerts, DJs, densité de coureurs… Un vrai festival ! 1558e sur 60 000, c’est pas si mal pour un “jour sans”.
Organisation : le (presque) sans-faute. Retrait des dossards express (Paris, prends-en de la graine !), salon au top, zone coureurs bien fichue… sauf pour l’échauffement, un peu curieux. Entrée dans le sas prévue à 7h pour un départ à 9h15, tranquille… sauf que les handisports sont dans le sas jusqu’à 9h. Résultat : embouteillage monstre, organisation dépassée, et moi obligé de jouer les Yamakasi pour escalader les barrières à 9h13. Mention spéciale au poncho de finisher, qui ne sert à rien…quelle idée.
Berlin, ce n’est pas que courir ! On a profité pour faire un peu de tourisme, histoire de rentabiliser le déplacement : Mur de Berlin, Check Point Charlie…

 

BMW Marathon de Berlin . Récit Grégory W.
Remerciements. Merci à tous pour les encouragements (oui, même ceux qui m’ont dit “tu vas voir, c’est plat !”), et surtout merci à mes filles d’avoir réussi à faire de ce week-end décidément marathon…
En résumé : Berlin, c’est le plus beau marathon que j’ai couru (avec Valence), mais pour le RP, on repassera. Et la prochaine fois, je prends une gourde, un ventilateur… et peut-être un guide.
BMW Marathon de Berlin . Récit Grégory W.
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23 septembre 2025 2 23 /09 /septembre /2025 13:29
Triathlon de la Madine. Récit Florian.

Mon premier triathlon : La Madine, ou comment je me suis lancé dans l’aventure sans vraiment réfléchir

 

Bon, faut que je vous raconte comment ça a commencé. Moi, je suis fasciné par les gars qui se lancent dans des Ironman, vous pouvez demander à Isabelle, elle en a mangé des vidéos YouTube (pour son plus grand bonheur).

Un jour, un repas de famille un peu long et chiant, je me tourne vers Isabelle et je lui sors : “Et si je me lançais dans un triathlon ?” Ni une, ni deux, j’envoie un message au Poulet (Julien) pour lui en parler. Et là, pas de temps à perdre, je m’inscris direct au triathlon de la Madine… à peine un mois avant le jour J. Plus de place sur le S ? Pas grave, tant qu’on y est, faisons le M.

 

Le truc, c’est que je n’avais jamais fait de triathlon avant. Je n’étais même pas un expert en natation. Aucune notion de la distance ni du temps “correct” pour être un bon triathlète, mais je me fixe un objectif : finir devant Alex, qui excelle dans les trois disciplines. Je vise Alex parce que je reste lucide : Julien et Thomas sont de trop gros poissons pour moi, mdr.

C’est donc parti pour 3 semaines de prépa express. Un grand merci à Julien, Pierre et Alex de m’avoir accompagné sur les 4 petites séances de natation !

Triathlon de la Madine. Récit Florian.

Le grand jour arrive. On rejoint toute la team : Alex, Céline, Julien, Pierre, Thomas, Steph, Baptiste et les Goldens. Même pas eu le temps de stresser : Julien me débriefe tout le long dans le parc à vélos. Petit échauffement avec les copains, et place au départ.

C’est parti pour la natation : on se place à l’arrière pour éviter la machine à laver. 13h30, grand départ, on rentre dans l’eau. Au bout de 50 mètres, déjà des pieds dans la figure, je me fais monter dessus, quelques coups de brasse… et je me rends compte que je ne suis pas Némo. Désillusion totale. Est-ce que j’abandonne ou pas ?

5 secondes plus tard : non. C’est impossible. Abandonner, ce n’est pas dans mon vocabulaire, et Manon aurait été bien trop heureuse de pouvoir se foutre de ma gueule. Sans parler d’Isabelle, qui aurait paniqué.

Pas le temps de douter, je me force à faire du crawl. Une fois que j’ai un peu plus de place, j’arrive à poser un crawl qui ferait presque peur à Florent Manaudou. Finalement, je sors de l’eau 44min27sec plus tard, après m’être trompé cinq fois de direction. Je termine 486e sur 512.

 

Pas le temps de chipoter, direction le vélo. Là, je sais que je dois envoyer tout ce que j’ai le vélo, j’aime bien ça, on a l’habitude avec les Poulets de faire des sorties. Le parcours est plutôt agréable, avec quelques montées qui piquent bien les jambes. Je repasse devant plus d’une centaine de personnes. Un peu comme si j’étais Pogacar, vous voyez ? Mais toujours pas d’Alex en vue… Je suis le dernier de la team tri pour l’instant. Les jambes tournent bien, et 1h46min plus tard, je suis remonté 361e sur 506.

 

Arrive la course à pied. Juste le temps d’enfiler mes chaussures qui courent vite. Le parcours est assez roulant. À la fin de la première boucle, j’aperçois ma target : Alex.

Je réussis à passer devant, et je continue à tout donner jusqu’à la fin. Je boucle la course en 49min12sec.

 

Et voilà, j’arrive enfin à la fin de ce triathlon. Je termine 340e sur 510. D’abord content de l’avoir fini… mais un peu déçu de ne pas être dans la première moitié.

Triathlon de la Madine. Récit Florian.

Un immense merci à ma chérie, Céline, Steph’, Christelle, Baptiste, Julien, Thomas et les Goldens de m’avoir encouragé sur la fin du triathlon !

Mention spéciale à Thomas, Julien et Alex pour leurs précieux conseils pour ce premier triathlon pluvieux. Et quel plaisir d’avoir pu le faire avec vous ! D’autant plus que vous sortiez tous les trois du triathlon de Gérardmer, vous êtes forts les gars !

Bravo Thomas pour ton podium, Poulet pour être dans le top 100, et surtout Alex, bravo de m’avoir laissé passer devant toi ahah. C’est fort ce que tu accomplis !

 

Et bravo également à tous les autres Bleus qui ont participé aux différents formats de ce triathlon ce week-end-là !

 

PS : Un grand merci à Ulysse qui a rafraîchit les idées d’Isabelle 😊

Triathlon de la Madine. Récit Florian.
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22 septembre 2025 1 22 /09 /septembre /2025 14:49
Tri de la Madine. Récit Alex J.
Tri de la Madine. Récit Alex J.
 
Tri de la Madine. Récit Alex J.
Tri de la Madine. Récit Alex J.
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22 septembre 2025 1 22 /09 /septembre /2025 11:56
CR du triathlon M de la Madine. Récit Thomas.
CR du triathlon M de la Madine. Récit Thomas.

CR du triathlon M de la Madine light on tri.

 

Accompagné, comme toujours, de ma fidèle supportrice Chouchou (qui commence sérieusement à mériter une médaille 🥇), et avec l’ ACGV Tri Team qui s’agrandit : Alex, Julien, Florian sur le M , Béné et Christelle sur l’épreuve du matin et Aubin , Fabienne et Alain le samedi.

 

Le temps ? Catastrophique. Il pleut non-stop, tout est détrempé : chemins, pelouses, coureurs et supporters. On se demande avec Julien si on n’aurait pas dû venir avec nos VTT… Mais bon, on y est, donc on y va !

 

Un petit échauffement avec les copains dans l’eau, histoire de vérifier que la combinaison est bien étanche et c’est parti. On est presque 600 sur la ligne, pour deux boucles de 750 m. Tout se passe plutôt bien et je progresse même un peu sur cette partie natation, enfin disons que je suis un peu moins lent 😅(31’25).

 

La première transition se passe correctement, même si j’ai perdu un peu de temps à enfiler mes chaussettes sur des pieds déjà trempés et mettre le gore tex.

 

Puis vient le vélo. Ça commence par une belle ligne droite où je peux envoyer un peu, doubler pas mal de groupes… qui roulent en peloton comme au Tour de France malgré l’interdiction de drafter. Apparemment, certains avaient zappé le chapitre « règlement » du triathlon 😂. Le parcours est sympa, entre faux plats montants, une belle montée, puis un retour plus roulant. Bonus : 45 km au lieu des 40 prévus, parce que quitte à être sous la pluie, autant en profiter un peu plus ! Malgré la flotte, ma moyenne est correcte, et je termine cette partie en 1h23’ 51", très content😃.

 

Transition express, et c’est parti pour la course à pied. J’ai vraiment apprécié ce parcours en deux boucles : moitié bitume, puis un chemin blanc plutôt propre. Les jambes tournent bien, pas de crampes, je tiens ma vitesse prévue et j’arrive à accélérer sur la fin pour finir sous les 40’ (39’47). Je franchis donc la ligne en 2h38 avec le sourire, surtout que Le speaker m’annonce 30e, très content, je visais top 100. Bonus: un podium (3e des +40 ans).

Comme quoi, vieillir a ses avantages ! Ensuite, place aux copains : on voit Julien, Alex et Florian terminer leur course et franchir la ligne. Bravo à eux 👏🏻👏🏻.

 

Très belle course, bien organisée. A refaire sans pluie . Un grand merci à Chouchou ❤️qui a attendu sous la pluie et le froid pendant que moi je faisais mumuse 😂. Merci aussi à tous les bleus présents pour les encouragements, vous êtes TOP. Et Félicitations à l’ ACGV tri team, vous avez excellé pendant ces 2 jours 👏🏻👍🏻💪🏼.

CR du triathlon M de la Madine. Récit Thomas.
CR du triathlon M de la Madine. Récit Thomas.
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22 septembre 2025 1 22 /09 /septembre /2025 11:16
le Poussin ne craint pas l'eau !!!!

le Poussin ne craint pas l'eau !!!!

CR Light On Tri Madine 2025

 

Il y a qq mois des amies me proposent de m’inscrire au triathlon de la Madine le S car elles vont le faire pour la première fois . Clairement à ce moment-là je me dis : »ah depuis le temps que je veux en faire un …faut pas que je laisse passer l’occas de le faire avec l’insouciance de ses filles là. »

 

Ça tombe en plein dans la prépa du marathon Nice Canne mais entraînement croisé nickel pour ne pas se blesser . Ça remplacera une sortie longue en plus ludique …. Bon par contre je ne vous cache pas que je me prépare un peu quand même je vais à la piscine, je fais du vélo mais rien de très intense pendant tout l’été .Trois semaines avant une petite sortie en eau vive à la Madine, qui ne me rassure pas du tout 😅

CR Light On Tri Madine 2025 Récit Christelle

Le jour J, j’ai la patate et ma petite patate avec moi ! Très envie de devenir Tri-Athlète 💪 Tous les préparatifs ne me laisse pas le temps de stresser, je me retrouve à 9h sous et dans l’eau 💦💦à essayer de nager …j’ai essayé pendant 14 min …mais rien n’y fait je sors de l’eau frustrée de n’avoir pris aucun plaisir sur cette partie mais contente d’en être sortie vivante 😂

 

Puis je cours retrouver ma monture tout se passe nickel j’adore les transitions 💪 après 12kil de vélo Béné qui me double ( note pour la suite; bosser le vélo Chris 😜) Puis retour au parc ..

 

et j’attaque la course mieux que prévue … puis Béné qui me double à nouveau 😳( je suis vraiment top en transition 🤣) cette fois je m’accroche à la gazelle … sur la fin j’entends les conseils de Manu pour Béné alors j’applique et j’accélère aussi .. je me sens bien de toute façon … Je passe la ligne en 1h32 …. Déjà mais non .. quel kiffe!! 🤩🥳🥳

 

Je repars chercher les copines qui arrivent à boucler en moins de deux heures ;objectif rempli pour tout le monde .👏 Me voilà Tri Athlète de fin de saison 🤣💪

CR Light On Tri Madine 2025 Récit Christelle
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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 18:43
CR TRI DE LA MADINE. RECIT BENEDICTE.
CR TRI DE LA MADINE. RECIT BENEDICTE.
Triathlon validé!
 
Je ne sais pas trop comment rédiger ce compte-rendu. Il y a tellement de choses à exprimer.
 
Je vais commencer par dire que j'en referai car c'est troooop bien! 
 
Quel plaisir d'enchainer trois sports dans une même compétition! Quand on a envie de tout faire, c'est l'idéal. Sans compter les transitions, très sympas à vivre, même s'il y a des hic.
 
J'avais plusieurs objectifs : 
- Le premier était de franchir le cap de l'inscription. Nager en eau vive me faisait tellement peur que je reculais l'échéance. Mais l'âge avançant, je ne voulais pas risquer un fort regret, il ne fallait plus tarder. Derrière l'écran, un clic est assez simple à faire lorsque l'on est dans de bonnes dispositions.
 
- M'entrainer tout l'été pour limiter les dégâts. Mon adorable fils m'a concocté un programme à la hauteur pour faire mieux que limiter les dégâts. Emoji
 
- Gérer mes crises de panique dans l'eau. Les entrainements à la Madine n'étaient pas concluants. Entre oublier d'enlever mon short avant d'enfiler la combi néoprène, la mettre à plusieurs reprises à l'envers, tout enlever à chaque fois et recommencer.... Mettre un temps infini à l'enlever. Les angoisses dans l'eau qui ont fait que je ne pouvais pas me passer de la bouée, les algues qui surgissent et qui me font sursauter dans l'eau et boire la tasse parce que je criais dans l'eau, les remous causés par le vent : rebelote, la tasse, etc...
 
Ce n'était vraiment pas gagné. Au dernier entrainement de dimanche dernier, je me suis lancée sans la bouée pour apprendre à gérer ces petites crises toute seule, ça m'a bien rassuré sur le fait que j'étais capable de faire du surplace ou une autre nage que le crawl, le temps de me calmer.
 
- Ne pas faire appel aux secours dans l'eau si je fais une crise de panique. La gérer et repartir.
 
- Faire moins de deux heures (temps estimé à 1h53).
 
Cette semaine a été compliquée : petites nuits, boule au ventre, gros doutes. Mais en même temps, je savais que j'allais réussir à le faire. J'avais surtout peur d'être ridicule, je suis un peu empotée parfois (ou souvent), et chochotte aussi (impossible de marcher pieds nus sur les cailloux). Je tenais surtout à me concentrer pour ne pas paraitre fofolle. Il faut dire que je m'étais imaginée tout un tas de trucs : des poissons qui allaient m'attirer vers le fond, des algues qui se tortilleraient autour de ma cheville et qui me rendraient prisonnière, des coups de pied dans le nez qui m'auraient fait saigner, le vent qui me ferait reculer, etc.
 
Ce matin, en arrivant sur le site, après réception du dossard, j'étais un peu perdue avec toutes les étiquettes à coller ici et là. Je pense que je n'ai pas assez mangé de malabars dans ma jeunesse car impossible de coller les tatouages sur le bras et le mollet. Bah oui, il fallait les mouiller voyons! Mon SOS hotline est présent sur les lieux : Hugues et Cynthia sont là et vont m'aider à gérer tout cela.
 
Lors de la préparation dans le parc à vélo, mes filles  étaient là, Manu et Christelle, Julien, et bien sûr mon précieux Pascal.
L'émotion me gagne : petits tremblements et larmes. Je voudrais tellement leur faire honneur! 
 
Je vois Christelle O., toute pimpante, joyeuse, motivée, ça fait du bien et j'essaie de basculer mes émotions sur le plaisir de réaliser ce que je souhaite depuis longtemps.
 
Quand je vois les bouées qui délimitent les 500 mètres de natation, je suis rassurée, la distance entre chaque bouée me parait largement réalisable. A l'échauffement, aux côtés de Hugues, je ne vois rien du tout dans mes lunettes. Hugues me dit de cracher dedans. Petite astuce très efficace même si ce n'est pas très élégant. A retenir pour une prochaine fois. 
 
Pendant le compte à rebours, je me dis que le jour J est enfin arrivé et je suis contente. Je pars dans les derniers, un peu sur la gauche, je commence ma nage, mais en respirant, je vois 3 personnes qui appellent très rapidement les paddles. Ca me fait mal au coeur pour eux, et l'angoisse m'envahit. Je réussis à me calmer en brassant (déjà...) et je poursuis en crawl. Je relève la tête assez souvent, surtout pour surveiller les gens qui sont autour de moi pour ne pas me prendre de coups, et vérifier la trajectoire aussi. Je slalome et me débrouille pas trop mal. A la première bouée, c'est bouchonné. On est tous obligé de faire du surplace.
 
Thomas nous avait conseillé de bien nous hydrater pendant les épreuves ; je crois que j'ai bu un bon pourcentage du lac! Je tousse après le virage, obligée de me mettre sur le dos puis en nage indienne. Et je repars. Ca ira bien jusqu'à la sortie de l'eau, même si je me relève trop tôt, je n'avais pas encore pied....En sortant, j'étais contente car ça a été beaucoup mieux que prévu. A aucun moment je n'ai pensé aux algues, aux poissons, etc. 
 
Je m'applique à faire les choses dans l'ordre pour préparer la transition et suis contente de réussir à courir jusqu'au parc à vélo. Là où je pensais que le déshabillage de la combi allait être galère, et bien c'est avec le casque que j'en ai eu! La sangle ne voulait pas s'aimanter, à trois reprises, je l'ai enlevé puis remis. Je reste en trifonction pour le vélo. J'ai eu bien froid, j'ai claqué des dents tout du long, mais j'adore le vélo de route! Je double pas mal de personnes et je me sens bien. La pluie et le froid ne me dérangent pas du tout, c'est le vent que je craignais. Mais il n'y en a pas eu.
 
A la transition numéro 2, je regalère pour enlever le casque. Mes doigts sont gelés et n'arrivent pas à appuyer sur le bouton. Je prends mes deux mains et je le fais voltiger. Pareil pour enlever les chaussures de vélo. 
 
Et voilà déjà la dernière partie de l'épreuve, la course à pied. Je pars comme je peux, et je continue toujours comme je peux. Je n'avais pas voulu prendre ma montre, tout à la sensation, je n'ai aucune idée de l'allure, mais elle me semble plutôt satisfaisante.
Sur le retour, notre bon Manu m'emmène, après ses 200 km, et m'encourage. Je garde le rythme, j'entends ma famille sans forcément la voir et je franchis la ligne!! Trop bien!! Je ne ressens aucune fatigue. Pour moi à ce moment-là, j'ai réalisé toutes les épreuves du mieux que j'ai pu. Je me souviens que Julien avait dit, lors de son premier triathlon, que c'était la natation qu'il craignait le plus, et c'est ce qu'il avait finalement préféré. Je peux presque dire la même chose! 
 
Je voulais absolument rester pour voir Thomas, Alex et Julien l'après-midi, mais Pascal et les filles étaient gelés. Je suis désolée. 
 
Ca s'est trop bien passé, bizarre..... Pas de boulette? Bah si! En rentrant à la maison, une copine m'envoie un message pour dire que je me suis inscrite en catégorie hommes. Donc mon classement est faussé....
Après comptage à la main, voici les détails :
373ème/577 au général
107ème féminine / 222
26 ème Vétérane toutes confondues / 63
 
Je suis contente.
 
Natation (500 m) : 15'47 : c'est ce que je fais à l'entrainement (47 secondes de plus, c'est les petits temps de pause). 
Vélo (20 km) : 43'42. Bien, mais je peux faire mieux
Course (5 km) : 28'07. Je pensais avoir couru mieux que ça, c'est bof.
Temps total : 1h31
 
Je pense à mon voisin Rémi avec qui j'ai fait de bonnes sorties vélo cet été, et qui m'a donné des conseils précieux. Merci à Thomas, à la team, aux amis qui sont venus ou qui ont envoyé des messages d'avant épreuve, à la famille, et à Hugues, Lucie, Isabelle, Cynthia et Pascal!Emoji
 
Bon, je ne veux pas en faire tout un plat, il faut relativiser, les distances sont toutes courtes. Mais je suis contente d'avoir franchi le pas, ça aurait été vraiment dommage de ne pas vivre ça. Vivement le prochain! Et j'espère que tous ceux que ça tente et que ça effraie peut-être encore, réussiront à passer le  cap. Il faut faire confiance aux entraineurs et aux entrainements. 
 
Bravo à tous les Bleus pour toutes les épreuves très diverses réalisées.
 
 
CR TRI DE LA MADINE. RECIT BENEDICTE.

Félicitations à Hugues qui termine 5eme au scratch.

Il aurait aimé être sur le podium mais c’est une très belle place!

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 11:23
Triathlon de la Madine Format L. CR FABIENNE G.
Compte-rendu Triathlon de la Madine Format L 
 
Ce week-end direction la Madine pour un triathlon format L sous un beau soleil et une belle ambiance sportive
- Natation 1.9 km avec 2 boucles de 950 et une sortie à l'australienne dans une eau légèrement agitée qui a mis un peu de piquant dès le départ.
 
 
- Vélo : 85 km avec deux boucles sur un parcours diffèrent du M de l'année dernière, cette fois en sens inverse. Plutôt roulant, quelques montées pour relancer, un petit vent et une chaleur bien présente. Heureusement, certaines portions forestières permettaient de souffler un peu à l'ombre. De belles descentes aussi, mais vigilance car les routes restaient ouvertes à la circulation.
 
 
- Courses à pied : 3 boucles sur un parcours le long la digue avec des portions sur chemin blancs et forestier. Dur dur, j'alterne marche et course tout du long jusqu'à la ligne d'arrivée 
 
Résultats :
 
- Malgré une forme moyenne du jour je termine finisher en 7h14 à la 160ème place sur 200 partants
 
- Alain toujours plus solide que moi, boucle en 6h37 à la 137ème place
 
La saison des triathlons se termine pour nous et place aux courses et bike & run !
Un grand bravo à tous les bleus engagés sur différentes courses ce week-end 
Bonne récupération et bonne semaine à tous !
 
Fabienne 
Triathlon de la Madine Format L. CR FABIENNE G.
Triathlon de la Madine Format L. CR FABIENNE G.
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20 septembre 2025 6 20 /09 /septembre /2025 14:09
Une médaille bien méritée !!!!

Une médaille bien méritée !!!!

14/09/25 Saint Nabord IT30 (30,7 km et 995 D+)
Après avoir passé la journée de samedi à suivre mon homme sur les ravitos du 200km (superbe ambiance, supers bénévoles !), je le quitte à 21H30 à l’avant-dernier ravito. Dommage, je ne pourrai pas le voir sur la ligne d’arrivée (prévu à 4H), je dois me reposer pour la course du lendemain.

 


Deuxième trail de 30km pour moi cette année après celui de Samoëns au mois de juin, je sais que la distance est faisable et le dénivelé moins important. Mais c’est la première fois que j’ai une barrière horaire à gérer…

 


Stéphane n’a pas arrêté de me dire que ça passerait, mais bon, stress quand même. Maintenant, je sais, ça passe.
Départ le dimanche prévu initialement à 8H, décalé à 9H (à cause des intempéries). Ca promet de bonnes glissades.


Rien que pour accéder à la ligne de départ, il a fallu traverser une énorme mare avec de l’eau jusqu’aux chevilles. Résultat, attente 45 minutes dans le sas de départ, avec les pieds trempés. Génial…

 


8H40, la pluie nous laisse un peu de répit on dirait… La première vague démarre à 9H, puis la deuxième et pendant le décompte du départ de la 3e (la mienne), la pluie reprend. ☹ Et elle va tomber jusque midi à peu près. Tant pis, je ne prendrai pas de photos aujourd’hui…
1h17 : 1er ravito à 9 km : déjà ? Je n’ai pas vu les kilomètres passer. 

 


Je repars rapidement, et j’essaie de garder le rythme. Je sais qu’il y a une grosse montée à venir juste après le ravito. Et en effet, ça grimpe sec !
Mais quel plaisir juste après : une longue descente ! J’en profite pour récupérer un peu et doubler quelques coureurs. 

 


2h45 : 2e ravito à 17,3km, ça y est la barrière est passée. Ouf ! 
Jusqu’au km 24, la forme est là et puis, progressivement, plus de jus. J’ai eu la « bonne » idée de boire un coca au 2e ravito et il m’est resté sur l’estomac. Résultat, je n’ai rien pu manger après et j’ai manqué de carburant… Dommage  

 


Les montées sont de plus en plus compliquées à gravir. Ca glisse, et avec la fatigue les appuis sont compliqués. Je prête même mes bâtons à un gars qui fait du surplace dans la boue.
Arrivée en 5h02, fatiguée mais trop fière de moi !

 


Merci aux coachs pour vos super entrainements, je n’aurais jamais pensé faire ça avant d’être à l’ACGV ! 😊 
Et merci à mon chéri d’être venu me voir à l’arrivée malgré le manque de sommeil… 😉

 

 

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20 septembre 2025 6 20 /09 /septembre /2025 13:06
Affuté comme jamais !!!!!

Affuté comme jamais !!!!!

Cet Infernal Trail, c’est à Sandie que je le dois…

Fin 2024, après l’UTMJ, je cherchais une nouvelle aventure et je voulais tenter la Diagonale des Fous ou l’ Echappée Belle.
Comme il était déjà prévu que nous allions à Samoëns pour l’UTHG en juin et pour éviter de refaire à nouveau un trail dans les Alpes deux mois plus tard avec toute la logistique que cela nécessite, Sandie me glisse un jour à l’oreille, l’air de rien :
« Tu sais qu’à côté de chez nous, il y a l’Infernal Trail des Vosges ? Ca pourrait être bien aussi, en septembre ».


Au début, je suis dubitatif. J’ai déjà fait le Trail de la vallée de Lacs, très beau et j’ai davantage envie des Alpes que des Vosges. Mais la graine est plantée et va germer… Je me renseigne sur cet Infernal Trail et c’est vrai que ça a l’air alléchant !
L’inscription à la Diagonale des Fous étant impossible, je suis 1200ème sur liste d’attente pour 300 dossards disponibles à la première salve d’inscriptions en me connectant pourtant à l’heure pile d’ouverture des serveurs, je décide de m’inscrire à l’Infernal et tant qu’à faire, ce sera pour la distance maximale : les 200 km.

 

Je prépare cela du mieux que je peux et ce jeudi 11 septembre arrive bien vite…
Avec Manu dans la raquette de départ, il faut reconnaître qu’on n’en mène pas large et qu’on se demande dans quelle aventure on s’est embarqué, mais nous sommes déterminés à tout donner pour voir la ligne d’arrivée. Une dernière accolade pour nous motiver autant que nous rassurer et le fameux décompte de l’Infernal s’enclenche. Ca y est, c’est parti et il va falloir gérer du mieux possible les multiples barrières horaires qui s’annoncent tout en réussissant à ne pas partir trop vite : il s’agit bien d’une épreuve d’endurance et il ne faut pas brûler ses forces trop vite !

 

Les 5 premières heures se passent de nuit et sous une pluie quasiment ininterrompue mais supportable, même si les lunettes sont parfois plus dérangeantes qu’utiles avec cette pluie et la brume qui l’accompagne par endroit.


Au premier ravito de Saint-Amé, première bêtise : je bois un Coca et pose mon gobelet le temps de remplir mes flasques en me disant que ce n’est pas forcément une bonne idée… Effectivement, c’est une mauvaise idée et je repars sans mon gobelet. Je ne m’en rends compte que quelques kilomètres plus tard et il est hors de question de faire demi-tour. C’est ma flasque de secours qui fera office de gobelet par la suite s’il le faut.
Les kilomètres s’enchaînent bien avec quelques bonnes montées ou descentes jusqu’à la première base vie de Bussang au 60ème kilomètre. J’ai progressivement pris de l’avance sur les barrières horaires et tout en restant vigilant, je sais que j’ai un petit matelas en cas de coup de mou.


La base-vie de Bussang fait beaucoup de bien : c’est l’occasion de se changer et de prendre soin de ses pieds qui ont été trempés quasiment dès le début. Remettre une paire de chaussettes propres et surtout sèches est un bonheur. Un bon vrai repas riz bolognaise est également un vrai plaisir même si les ravitos ont été à la hauteur : bien achalandés, variés, avec parfois même des croque-monsieur !

 

Le départ de Bussang est terrible : une première montée droit dans le pentu pour remettre la machine en marche après ce repas. On est sur la piste de kilomètre vertical et on s’en rend bien compte… On y croise de nombreux photographes de Flash-sport qui ont tout le temps d’immortaliser notre périple et dont les photos sont d’ailleurs magnifiques. Il faut dire que le temps s’y prête bien et que le décor en arrière-plan est somptueux ! On descend ensuite une piste noire de ski avant de bifurquer sur notre droite et de remonter une autre piste noire à proximité des remonte-pentes. Un délice pour les cuisses et les mollets…

 

Cap ensuite sur la Jumenterie avec à nouveau une montée qui me laisse des souvenirs : un sentier en temps normal interdit aux promeneurs et on comprend vite pourquoi… Il s’agit d’une piste de VTT de descente dont il faut rejoindre le départ. L’arrivée au ravito de la Jumenterie et la petite pause qui l’accompagne font le plus grand bien. C’est un ravito dont je me rappelle particulièrement et pour cause : on a droit à des crêpes au Nutella !!! Et généreusement garnies car la dame qui s’en occupe précise qu’elle veille à ce que le Nutella aille jusque dans les coins quand elle replie la crêpe. C’est l’extase, j’avale quatre crêpes… On termine la grimpette en ressortant puis on a droit à une longue descente technique jusqu’au lac Alfred Sewen, un passage que je n’ai pas particulièrement apprécié tant il demande une vigilance de tous les instants.

 

Quelques bonnes montées et descentes se succèdent et j’arrive à la deuxième base-vie de Saint-Amarin au début de la nuit. Nous approchons du 100ème kilomètre. Depuis des semaines, j’avais dit à Manu qu’il fallait arriver le plus frais possible à cet endroit et j’avoue que je suis plutôt satisfait. J’arrive à relancer quand je le souhaite et à avoir un rythme satisfaisant pour ce qui me concerne. Un deuxième bon repas chaud et la possibilité d’à nouveau se changer font le plus grand bien. Ici comme partout tout au long du trajet, les bénévoles sont au petit soin et d’un dévouement extraordinaire pour nous. On recharge les batteries, on fait le plein de caféine, la deuxième nuit s’annonce, celle où les hallucinations peuvent commencer.

 

Je suis venu reconnaître le tronçon qui s’annonce début août : deux longues montées de 8 kilomètres et 800 ou 900 de D+ qui me plaisent bien. Les chemins ou sentiers sont agréables, la pente est régulière et il faut juste trouver son bon rythme pour avaler les kilomètres. Je monte bien et j’arrive au Grand Ballon en moins de deux heures. Il y a du vent et la température est un peu frisquette, il vaut mieux ne pas traîner là et vite basculer dans la descente que je sais elle-aussi agréable. Un bénévole nous annonce le ravito suivant, le chalet Edelweiss, à deux kilomètres environ et nous dit que nous pourrons y dormir un peu si nous le souhaitons.

 

C’est ce que je décide d’y faire en arrivant après avoir pris une soupe délicieuse. Ce que je ne pouvais pas imaginer, c’est que le repos se faisait dans une chambre avec de vrais lits, de vrais matelas et une grosse couverture à disposition. Je m’endors évidemment d’une traite et mon téléphone me réveille 25 minutes plus tard… 25 minutes qui sont passées en un clin d’œil… L’épreuve la plus difficile de ce trail s’annonce : sortir de ce lit douillet, remettre des habits secs et chauds que je garde en secours dans mon sac, ici un t-shirt en laine mérinos, et retourner dehors où la fraîcheur et le petit vent m’attendent. Les 3 premières minutes sont difficiles puis c’est reparti ! Et cette petite sieste m’a fait un bien fou !!

 

Je termine ma descente puis enchaîne sur la deuxième longue montée vers le Drumont qui se passe bien. Là aussi, il ne fait pas bien chaud au sommet et le ravito est bienvenu avec à nouveau de la soupe, du saucisson,…

 

On part ensuite vers Cornimont. Je n’ai guère de souvenirs de ce tronçon sinon une descente dans laquelle mes paupières sont d’une lourdeur incroyable. Nous approchons de la fin de la nuit et c’est un moment compliqué à passer : je n’arrive plus à marcher droit et je titube un peu sur ce chemin bien large. Je suis sur la gauche, mes yeux se ferment et se rouvrent alors que je suis à droite. Je crois que j’expérimente l’endormissement en marchant comme on peut s’endormir au volant et c’est un moment très délicat à surmonter.

 


En arrivant à Cornimont, je retrouve Sandie et sa présence me fait le plus grand bien après avoir fait tous ces kilomètres sans personne. Elle m’a ramené un gobelet de secours, je lui raconte mes péripéties nocturnes, mes hallucinations : j’ai vu des chats et des cygnes dans les bois ( qui se sont avérés être de beaux champignons) et les buissons prennent des formes variées… Cette dernière base-vie est l’occasion d’un dernier bon repas chaud, patates douces-jambon en ce qui me concerne, et d’un dernier changement de vêtements. Je refais une petite sieste de 20 minutes, j’allège mon sac en confiant ma lampe frontale à recharger à Sandie, en lui confiant mes habits sales et nauséabonds et en lui confiant mes Yaktrax. Une redoutable erreur, je ne le saurai que plus tard… Au moment où j’arrive à Cornimont, Manu en repart. A pas grand-chose près, on aurait pu se croiser, j’aurais vraiment aimé. Mais c’est déjà une immense fierté pour moi de savoir que je reste dans son sillage après tant de kilomètres !

 

Le départ de Cornimont est à nouveau une montée bien sèche : arrivés en haut, nous avons une vue magnifique sur la vallée mais pas le temps de traîner, il faut redescendre avant de remonter vers le col des Hayes ! A nouveau une montée difficile en forêt. Comme je suis équipé d’une balise GPS ( qui a assuré un suivi au top pour Sandie et les personnes qui voulaient me suivre, rien à voir avec Dotvision si certains connaissent…), Sandie m’attend sur le parcours, au sommet de la côte et on se retrouve ensuite au ravito. La voir me requinque à chaque fois !

 


Direction Rochesson ensuite : un tronçon dont je ne me souviens pas particulièrement, sinon le plaisir de retrouver Sandie et un copain, Nico, qui m’encourage chaleureusement et me dit que je suis encore bien lucide après un tel effort. C’est vrai, mais la notion du temps et du repérage dans le temps commence à être discutable, Sandie peut en témoigner !

 

On repart ensuite pour un gros morceau : le Haut du Tôt. Selon les bénévoles, c’est le juge de paix de cette fin de parcours et celui qui arrive au Haut du Tôt va généralement au bout, sauf blessure. Et effectivement, on déguste ! Une montée bien pentue et hyper technique nous attend jusqu’à la Roche des Fées avant une descente d’abord technique puis droite et raide… Pas le temps de récupérer qu’il faut enchaîner avec la montée vers le haut du Tôt. Une montée longue et parfois très difficile, notamment sur un passage du sentier des schlitteurs : un sentier où on ne s’embarrasse pas de virage et où on monte à nouveau droit dans la pente !


Le ravito du Haut du Tôt est un nouveau petit bonheur : en plus de ce qu’on trouve sur chaque ravito, on a droit à un barbecue ! Saucisse, tranches de lard et rondelle de pommes de terre, j’en salive encore rien que d’en reparler…
En revanche, une nouvelle peu réjouissante est annoncée : le retour de la pluie est prévu dans la soirée avec même des orages dans la nuit. L’expérience de l’UTHG et du drame d’Angolon me conduit à penser que la course pourrait être neutralisée et être arrêté si près du but serait terriblement frustrant même si je le comprendrais parfaitement.

 

Je repars donc assez rapidement du ravito : je souhaite une éventuelle bonne nuit à Sandie car elle ne sait pas si elle viendra sur le prochain ravito. Je récupère ma lampe frontale bien chargée et me mets en route pour le Rond Faing. Il reste trois tronçons de 13 km environ, on tient le bon bout. Une longue et assez douce descente me permet de bien relancer et de courir à bonne allure, ce qui permet de gagner un peu de temps sur l’orage et booste la confiance, puis une longue montée plus ou moins pentue nous mène au Rond Faing. J’ai bon espoir d’y arriver avant la nuit mais peine perdue, je dois m’arrêter 2 km avant le ravito pour remettre ma lampe frontale. Je me retrouve séparé du groupe que je suivais pour ces deux derniers kilomètres mais cela ne m’inquiète pas, je suis un coureur assez solitaire.

 

A la sortie du bois toutefois, je me retrouve un peu perdu : je vois ce que je prends pour les balises dans un terrain clôturé et ne comprends pas comment y accéder. Je fais plusieurs va et vient devant le terrain avant de comprendre que les prétendues balises sont des lanternes orangées et de finalement reprendre le bon chemin. Le manque de lucidité et de discernement commence à faire son œuvre ! Sandie est là au ravito et me dit qu’elle a vu que je faisais du sur-place juste avant le ravito : elle se demandait ce qui m’était arrivé. Rien, sinon le cerveau qui commence à débloquer au début de cette troisième nuit… 

 

Ce dernier ravito partagé me donne les forces nécessaires pour attaquer la nuit. Sandie ne sera pas là à l’arrivée car elle court le 30 km le lendemain et je lui dis que je pense dormir directement dans la voiture en arrivant avant de reprendre la route. 
Les deux derniers tronçons sont difficiles : d’apparence anodins sur le profil de course visible sur le dossard, ils réservent des montées abruptes que la fin de course et la fatigue accumulée rendent longues et compliquées. On s’accroche en se disant que ce sont les dernières…

 

Je passe le dernier ravito sur les coups de minuit : on reprend les dernières forces avec de la soupe, du saucisson et des encouragements. C’est parti pour le dernier tronçon et une invitée indésirable se joint à nous : la pluie. D’abord modérée, elle s’intensifie à mesure que le temps passe et c’est sous le déluge que j’arrive dans les derniers kilomètres. Un premier grondement me signale que l’orage s’annonce, mais il n’y a pas encore d’éclairs. Même ma veste imperméable finit par ne plus l’être malgré son haut indice d’imperméabilité… Je suis trempé mais je ne me rappelle pas avoir eu froid. Je dois retirer mes lunettes tant elles me gênent sous cette pluie intense. 

 

Il me faut descendre à travers une sapinière mais la pluie a détrempé le sentier qui est devenue une pataugeoire ultra glissante et je finis par tomber. Si j’avais gardé mes Yaktrax, j’aurais pu traverser cette sapinière assez aisément et j’aurais gagné un temps fou ! Je me relève péniblement et peine à retrouver mes esprits : je suis désorienté et il me faut me concentrer et réfléchir pour savoir quelles balises suivre entre celles que je viens de passer et celles que je vois plus loin mais dont je ne sais plus lesquelles sont derrière et lesquelles sont devant moi… Manifestement, j’ai perdu ma lucidité !

 

Je parviens à m’extirper ( c’est le mot, Manu confirmera ! ) de cette sapinière et les derniers kilomètres me paraissent interminables : j’ai l’impression de repasser aux mêmes endroits et de tourner autour du stade comme si je ratais une bifurcation me permettant de rallier l’arrivée. Enfin le stade arrive. Ma lampe frontale faiblit et m’abandonne à 100 mètres de la ligne, passant en mode économie d’énergie : on me voit mais cela n’éclaire plus, surtout avec cette pluie diluvienne. Peu importe, je descendz la dernière butte sur les fesses et je franchis cette ligne dont j’ai tant parlé et rêvé pendant des mois, celle qui me poussait à l’entraînement quand je n’avais pas l’envie…

 

J’ai bouclé cet Infernal Trail de 205 km annoncés ( mais plus sûrement 210 km ) en 51 h 45 mn et j’ai relancé jusque dans le dernier tronçon. C’est une satisfaction personnelle immense, un beau défi relevé ! Le froid me rattrape, je remets des affaires sèches, mange quelques victuailles au ravito d’arrivée et file à la voiture. Il est environ 4h du matin, je vais y dormir jusqu’à 6h15, moment où mon téléphone me réveille. La pluie redouble d’intensité. Je reprends péniblement le volant jusqu’à notre hébergement où je retrouve Sandie qui se prépare pour son 30 bornes. Je lui dis qu’avec ce temps, je me demande si ce sera maintenu et qu’elle ne doit pas avoir de scrupule à rester au chaud et au sec face à ces conditions climatiques. Mais elle est déterminée et je suis fier d’elle et de l’état d’esprit qu’elle affiche.

 

Sandie s’en va vers ses aventures quand les miennes se terminent… Je déjeune avec les croissants qu’elle a eu la gentillesse de m’acheter, file à la douche et me glisse au chaud sous les draps où je m’endors en quelques secondes. Je me réveillerai à 13 h 15 pour filer voir Sandie terminer sa course.

 

Au final, je termine cette course dans un état physique qui m’étonne : je suis évidemment très fatigué mais je n’ai pas eu le moindre début de crampes, je n’ai pas de douleurs articulaires insupportables. Les pieds, les chevilles et les genoux sont sensibles et douloureux mais beaucoup moins qu’après l’UTMJ par exemple. Je n’ai qu’une seule ampoule. En revanche, je suis affamé et je ressens le besoin de manger gras et sucré. Même les nuits sont trop longues et je me réveille pour aller manger !

 

En conclusion, l’Infernal Trail est une course somptueuse d’une difficulté que je ne soupçonnais pas et qui nécessite d’être prêt physiquement mais plus encore déterminé au niveau mental. L’organisation est au top et les bénévoles rencontrés tout au long du parcours sont exceptionnels de gentillesse, de serviabilité, de dévouement et d’encouragement.

 

C’est vraiment une course à laquelle il faut participer au moins une fois, quel que soit le format choisi ! Je pense sincèrement y retourner, peut-être même dès l’année prochaine tant j’en suis revenu enchanté.
Epuisé, mais enchanté !

Stéphane

 

Une binouze bien méritée !!!!!!

Une binouze bien méritée !!!!!!

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