Le marathon de l’extrême
Début août, entorse sévère avec rupture de 2 ligaments, plusieurs arrachements osseux et 3 tendinopathies… en suivant mon cher et tendre en trail à Annecy.
Le médecin m’annonce que le marathon reste envisageable, mais qu’il faudra oublier le chrono et la préparation idéale. L’idée est lancée et, évidemment, elle ne me quittera plus !
3 semaines d’arrêt, puis une reprise progressive… ou pas vraiment, ça dépend comment on voit les choses !
Les médecins du sport et les athlètes de l’ACGV me déconseillent tous de prendre le départ. Mais bien sûr, je n’écoute personne ! Le Dr Genest aura même droit à mon fameux « Je le ferai quand même ! », auquel il répondra : « Vous êtes courageuse, moi je ne le ferai pas. »
Alors, avait-il raison ? Spoiler : OUI !
Une prépa express, seulement 2 vraies sorties longues qui se passent plutôt bien, et 15 jours avant le jour J… je me retords la cheville en footing. Retour des douleurs quotidiennes, mais hors de question de renoncer. Je sais que ça sera difficile et que le mental devra être sans faille.
Jour J : Marathon de Lille
Dans le sas avec Alex, qui est en forme, pendant que moi, je doute déjà.
4 premiers kilomètres compliqués, impossible de tenir l’allure avec le monde. On accélère, on décélère, on double… bref, pas franchement idéal !
Puis viennent les champs, les bourrasques de vent et une cheville qui me fait de plus en plus souffrir.
Alex reste à mes côtés malgré mes encouragements à partir. J’applique les conseils du Dr Genest : quelques pas en marchant pour soulager, puis on repart.
Au 29e km, je lui dis de continuer sans moi. Ce n’est pas ma course cette fois-ci, il est en forme et il y en aura d’autres. Je le laisse partir les larmes aux yeux.
La suite ? De la douleur, du vent, des jambes qui souffrent, une cheville en vrac et un mental mis à rude épreuve. Mais abandonner maintenant ? Impossible. Alors on serre les dents et on ira chercher cette médaille !
4h49 au compteur. Pas le chrono espéré, loin de là. J’aurai laissé sur ce marathon ma cheville, mes genoux, mon chrono espéré, et quelques larmes mais j’en repars avec quelque chose d’autre …la fierté de n’avoir rien lâché, même quand tout me poussait à renoncer.
Le Dr Genest avait raison, je n’aurais probablement pas dû le faire. Mais c’était plus fort que moi, il fallait que j’aille au bout de ce défi !
Le marathon de l’extrême, c’est fait ! Et celui-là, je ne suis pas près de l’oublier.
Merci à Alex d’avoir partagé une partie de cette galère avec moi, et merci aux supporters qui ont attendu dans le froid. Merci à mon Chouchou pour sa prépa express mais soit certain que je ne te suivrai plus en trail Et maintenant… place à la réparation
et objectif revenir en forme avec mon binôme pour aller chercher la médaille et franchir ensemble l’arche du semi de Nancy
Stephanie
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