De Nice-Cannes à Lille : ma revanche sur 42,195 km
Tout commence après une grosse désillusion au marathon Nice-Cannes 2025. Le fameux mur m’avait réservé un accueil plutôt musclé ! Une expérience qui laisse des souvenirs… et surtout une envie de remettre ça. Parce qu’apparemment, 42,195 km de souffrance ne suffisent pas toujours à nous vacciner !
Direction Lille pour une nouvelle tentative. La préparation se déroule bien, malgré une petite alerte aux ischios. Quelques séances de kiné, du renforcement musculaire (pas autant qu’il aurait fallu, mais chaque squat compte !) et de l’assiduité : tous les voyants sont au vert.
Le jour J, je me présente confiant sur la ligne de départ. Inscrit dans le sas 4 h 15, je compte bien remonter la foule pour atteindre mon allure cible. Sauf qu’au départ, c’est plutôt ambiance métro parisien aux heures de pointe !
Finalement, ce n’est pas plus mal : ça m’évite de partir comme une fusée. À partir du 5e kilomètre, je trouve enfin mon rythme. Les kilomètres défilent, les gels passent bien et, malgré quelques rafales de vent, les sensations sont bonnes.
Au semi-marathon, la projection annonce 3 h 54. Encourageant, mais je garde la tête froide : le marathon a encore quelques surprises en réserve. Au 26e kilomètre, je commence à guetter le fameux mur. Peut-être se cache-t-il derrière un ravitaillement ?
Au 35e, toujours rien ! En revanche, les mollets commencent à envoyer quelques messages. Disons qu’ils auraient préféré rester à l’hôtel… Puis arrive le retour dans Lille. Et là, quelle ambiance ! Une foule incroyable, des encouragements partout, des spectateurs au plus près des coureurs. De quoi oublier momentanément que les jambes ont déjà parcouru plus de 35 km !
Au 41e kilomètre, je sais que les moins de 4 heures sont à portée de main. L’émotion monte, une petite larme s’invite et je franchis la ligne en 3 h 56 min 46 s. Bilan : 33 minutes et 50 secondes de mieux que mon précédent record ! Une immense satisfaction après la désillusion de Nice-Cannes. Cette fois, le mur m’a laissé tranquille.
Peut-être était-il parti prendre un week-end prolongé… ou peut-être que nous n’avions tout simplement pas rendez-vous ! Avec le recul, cette course m’aura surtout appris qu’un marathon difficile ne définit pas la suite. Il faut savoir digérer la déception, reprendre le travail et se donner une nouvelle chance. Cette fois, les efforts ont payé, et ça fait vraiment plaisir !
Place maintenant à la récupération avant de retrouver les copains sur la course de la Saint-Nicolas et la Ronde Hivernale. Lille, merci pour les émotions. Rendez-vous sur les prochaines courses !
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