Dimanche 24 mai, direction l’UTTN Mirabelle.
Après une préparation tronquée à cause des blessures et sans aucune sortie longue à mon actif, une chose est sûre au moment de prendre la route : il va quand même falloir aller chercher ces 35 kilomètres.
En arrivant sur le lieu du départ, nous croisons Christelle Manu et Damien Avec Romain, juste le temps d’un petit échauffement, et il est déjà l’heure de se placer sur la ligne.
Le départ est rapide. Très rapide même. Manu, décide de partir fort pour pas se faire bloqué dans la montée. Sur le moment, les jambes répondent bien, l’ambiance donne de l’énergie, mais au fond je pense déjà que cette entame risque de se payer plus tard.
Les premiers kilomètres passent pourtant très bien. Nous arrivons au premier ravitaillement, au 5e kilomètre, avec Manu en étant 46e au classement provisoire. Le rythme est bon, les sensations aussi, mais la suite s’annonce forcément plus compliquée. Une grande partie de la course se fera avec Manu. Sa présence m’a énormément aidé tout au long du parcours. Conseils, encouragements, gestion du rythme : il m’a clairement permis de rester dans la course quand les choses commençaient à devenir difficiles.
Au deuxième ravitaillement, au 16e kilomètre, arrive le premier vrai coup de mou. La fatigue commence à se faire sentir la grosse chaleur et les jambes deviennent plus lourdes. Heureusement, Christelle s’occupe parfaitement de mon ravitaillement. Un grand merci à elle pour l’aide. Nous repartons ensuite avec Manu en direction du troisième ravitaillement, Sept kilomètres dans une forêt où il n’y a absolument personne même pas un sanglier. Un long passage difficile mentalement.
Plus les kilomètres avancent, plus les jambes répondent mal. À la sortie de cette forêt, au 26e kilomètre, les premières crampes arrivent. Le corps commence vraiment à tirer la sonnette d’alarme, mais le ravitaillement n’est plus qu’à un kilomètre. Mentalement, ça aide à tenir.
Sur ce ravitaillement, nous retrouvons Thibault, Vaness Christelle ainsi que la famille Payen. Un immense merci à eux également pour leur aide sur les ravitaillements. À ce moment-là, je prends un peu plus mon temps. Le soleil, les crampes et le gros coup de fatigue rendent les choses compliquées j’écoute les précieux conseils de Thib et Thomas mais Il faut repartir malgré tout j’aurais tout donné à ce moment là pour laisse mon dossard à Thibault mais il était trop fashion pour se salir ![]()
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Nous repartons ensuite avec Manu pour les sept derniers kilomètres. Deux grosses montées nous attendent encore. Dans la première, je finis par lâcher Manu. À partir de là, je comprends que je vais devoir terminer cette course seul, et je sais déjà que ça va être très dur. La montée près du poteau électrique se passe finalement plutôt bien. Ensuite, le parcours redevient plus roulant jusqu’au 32e kilomètre.
Mais arrive alors une dernière montée interminable d’environ un kilomètre. Je n’ai plus de jambes. Chaque pas devient difficile et chaque mètres se compte
À 500 mètres de l’arrivée, je me retrouve même à marcher tellement je suis vidé. Puis arrivent les 300 derniers mètres. Malgré la fatigue, malgré les crampes et le gros coup de chaud je décide de faire l’effort de terminer cette course en courant. Je franchis finalement la ligne d’arrivée à une très belle 105e place en 4h04.
Au vu : de la préparation compliquée sans vrais sortie trail à part les trois sortie de Lolo, une cheville en vrac pendant 3 semaine et de l’absence de sorties longues, À l’année prochaine peut être pour un plus gros format ![]()
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