21 septembre 2025
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18:43
Triathlon validé!
Je ne sais pas trop comment rédiger ce compte-rendu. Il y a tellement de choses à exprimer.
Je vais commencer par dire que j'en referai car c'est troooop bien!
Quel plaisir d'enchainer trois sports dans une même compétition! Quand on a envie de tout faire, c'est l'idéal. Sans compter les transitions, très sympas à vivre, même s'il y a des hic.
J'avais plusieurs objectifs :
- Le premier était de franchir le cap de l'inscription. Nager en eau vive me faisait tellement peur que je reculais l'échéance. Mais l'âge avançant, je ne voulais pas risquer un fort regret, il ne fallait plus tarder. Derrière l'écran, un clic est assez simple à faire lorsque l'on est dans de bonnes dispositions.
- M'entrainer tout l'été pour limiter les dégâts. Mon adorable fils m'a concocté un programme à la hauteur pour faire mieux que limiter les dégâts. 
- Gérer mes crises de panique dans l'eau. Les entrainements à la Madine n'étaient pas concluants. Entre oublier d'enlever mon short avant d'enfiler la combi néoprène, la mettre à plusieurs reprises à l'envers, tout enlever à chaque fois et recommencer.... Mettre un temps infini à l'enlever. Les angoisses dans l'eau qui ont fait que je ne pouvais pas me passer de la bouée, les algues qui surgissent et qui me font sursauter dans l'eau et boire la tasse parce que je criais dans l'eau, les remous causés par le vent : rebelote, la tasse, etc...
Ce n'était vraiment pas gagné. Au dernier entrainement de dimanche dernier, je me suis lancée sans la bouée pour apprendre à gérer ces petites crises toute seule, ça m'a bien rassuré sur le fait que j'étais capable de faire du surplace ou une autre nage que le crawl, le temps de me calmer.
- Ne pas faire appel aux secours dans l'eau si je fais une crise de panique. La gérer et repartir.
- Faire moins de deux heures (temps estimé à 1h53).
Cette semaine a été compliquée : petites nuits, boule au ventre, gros doutes. Mais en même temps, je savais que j'allais réussir à le faire. J'avais surtout peur d'être ridicule, je suis un peu empotée parfois (ou souvent), et chochotte aussi (impossible de marcher pieds nus sur les cailloux). Je tenais surtout à me concentrer pour ne pas paraitre fofolle. Il faut dire que je m'étais imaginée tout un tas de trucs : des poissons qui allaient m'attirer vers le fond, des algues qui se tortilleraient autour de ma cheville et qui me rendraient prisonnière, des coups de pied dans le nez qui m'auraient fait saigner, le vent qui me ferait reculer, etc.
Ce matin, en arrivant sur le site, après réception du dossard, j'étais un peu perdue avec toutes les étiquettes à coller ici et là. Je pense que je n'ai pas assez mangé de malabars dans ma jeunesse car impossible de coller les tatouages sur le bras et le mollet. Bah oui, il fallait les mouiller voyons! Mon SOS hotline est présent sur les lieux : Hugues et Cynthia sont là et vont m'aider à gérer tout cela.
Lors de la préparation dans le parc à vélo, mes filles étaient là, Manu et Christelle, Julien, et bien sûr mon précieux Pascal.
L'émotion me gagne : petits tremblements et larmes. Je voudrais tellement leur faire honneur!
Je vois Christelle O., toute pimpante, joyeuse, motivée, ça fait du bien et j'essaie de basculer mes émotions sur le plaisir de réaliser ce que je souhaite depuis longtemps.
Quand je vois les bouées qui délimitent les 500 mètres de natation, je suis rassurée, la distance entre chaque bouée me parait largement réalisable. A l'échauffement, aux côtés de Hugues, je ne vois rien du tout dans mes lunettes. Hugues me dit de cracher dedans. Petite astuce très efficace même si ce n'est pas très élégant. A retenir pour une prochaine fois.
Pendant le compte à rebours, je me dis que le jour J est enfin arrivé et je suis contente. Je pars dans les derniers, un peu sur la gauche, je commence ma nage, mais en respirant, je vois 3 personnes qui appellent très rapidement les paddles. Ca me fait mal au coeur pour eux, et l'angoisse m'envahit. Je réussis à me calmer en brassant (déjà...) et je poursuis en crawl. Je relève la tête assez souvent, surtout pour surveiller les gens qui sont autour de moi pour ne pas me prendre de coups, et vérifier la trajectoire aussi. Je slalome et me débrouille pas trop mal. A la première bouée, c'est bouchonné. On est tous obligé de faire du surplace.
Thomas nous avait conseillé de bien nous hydrater pendant les épreuves ; je crois que j'ai bu un bon pourcentage du lac! Je tousse après le virage, obligée de me mettre sur le dos puis en nage indienne. Et je repars. Ca ira bien jusqu'à la sortie de l'eau, même si je me relève trop tôt, je n'avais pas encore pied....En sortant, j'étais contente car ça a été beaucoup mieux que prévu. A aucun moment je n'ai pensé aux algues, aux poissons, etc.
Je m'applique à faire les choses dans l'ordre pour préparer la transition et suis contente de réussir à courir jusqu'au parc à vélo. Là où je pensais que le déshabillage de la combi allait être galère, et bien c'est avec le casque que j'en ai eu! La sangle ne voulait pas s'aimanter, à trois reprises, je l'ai enlevé puis remis. Je reste en trifonction pour le vélo. J'ai eu bien froid, j'ai claqué des dents tout du long, mais j'adore le vélo de route! Je double pas mal de personnes et je me sens bien. La pluie et le froid ne me dérangent pas du tout, c'est le vent que je craignais. Mais il n'y en a pas eu.
A la transition numéro 2, je regalère pour enlever le casque. Mes doigts sont gelés et n'arrivent pas à appuyer sur le bouton. Je prends mes deux mains et je le fais voltiger. Pareil pour enlever les chaussures de vélo.
Et voilà déjà la dernière partie de l'épreuve, la course à pied. Je pars comme je peux, et je continue toujours comme je peux. Je n'avais pas voulu prendre ma montre, tout à la sensation, je n'ai aucune idée de l'allure, mais elle me semble plutôt satisfaisante.
Sur le retour, notre bon Manu m'emmène, après ses 200 km, et m'encourage. Je garde le rythme, j'entends ma famille sans forcément la voir et je franchis la ligne!! Trop bien!! Je ne ressens aucune fatigue. Pour moi à ce moment-là, j'ai réalisé toutes les épreuves du mieux que j'ai pu. Je me souviens que Julien avait dit, lors de son premier triathlon, que c'était la natation qu'il craignait le plus, et c'est ce qu'il avait finalement préféré. Je peux presque dire la même chose!
Je voulais absolument rester pour voir Thomas, Alex et Julien l'après-midi, mais Pascal et les filles étaient gelés. Je suis désolée.
Ca s'est trop bien passé, bizarre..... Pas de boulette? Bah si! En rentrant à la maison, une copine m'envoie un message pour dire que je me suis inscrite en catégorie hommes. Donc mon classement est faussé....
Après comptage à la main, voici les détails :
373ème/577 au général
107ème féminine / 222
26 ème Vétérane toutes confondues / 63
Je suis contente.
Natation (500 m) : 15'47 : c'est ce que je fais à l'entrainement (47 secondes de plus, c'est les petits temps de pause).
Vélo (20 km) : 43'42. Bien, mais je peux faire mieux
Course (5 km) : 28'07. Je pensais avoir couru mieux que ça, c'est bof.
Temps total : 1h31
Je pense à mon voisin Rémi avec qui j'ai fait de bonnes sorties vélo cet été, et qui m'a donné des conseils précieux. Merci à Thomas, à la team, aux amis qui sont venus ou qui ont envoyé des messages d'avant épreuve, à la famille, et à Hugues, Lucie, Isabelle, Cynthia et Pascal!
Bon, je ne veux pas en faire tout un plat, il faut relativiser, les distances sont toutes courtes. Mais je suis contente d'avoir franchi le pas, ça aurait été vraiment dommage de ne pas vivre ça. Vivement le prochain! Et j'espère que tous ceux que ça tente et que ça effraie peut-être encore, réussiront à passer le cap. Il faut faire confiance aux entraineurs et aux entrainements.
Bravo à tous les Bleus pour toutes les épreuves très diverses réalisées.
Félicitations à Hugues qui termine 5eme au scratch.
Il aurait aimé être sur le podium mais c’est une très belle place!