Parmi les objectifs de mon année, il y avait cette idée un peu folle : tenter un trail.
Celui de Bellefontaine me faisait de l’œil depuis l’année dernière. Le format parfait pour une première fois : 15km, un dénivelé raisonnable, un cadre magnifique, aucune barrière horaire… Bref, tout pour plaire.
Sauf qu’à force de tergiverser (oui, ça m’arrive
), les inscriptions étaient complètes avant même que je me décide.
Cette année, je me dis que je ne me ferai pas avoir : je surveille l’ouverture des inscriptions. Et là… désespoir. Le 15 km a disparu ! À la place, une course de 22km.
Vingt-deux Kilomètres. Autant dire que ma motivation a soudainement fait demi-tour.
Je raconte tout ça aux copines avec qui on avait évoqué l'idée de faire la course ensemble, à l’entraînement du mercredi soir.
Et là, Sandie sort l’argument imparable : « Si tu te lances sur le 22, je le fais avec toi. »
Comment résister à ça ?
Bon… j’ai quand même tergiversé encore quelques jours (faut pas changer les bonnes habitudes).
J’en parle à coach Lolo, histoire d’avoir un avis avisé. Sa réponse : « T’as déjà fait 21, tu peux faire 22 facile ! »
Spoiler alert : ça n’a rien à voir. 
Mais comme dirait Loloe, « tu savais déjà que tu allais y aller ». 
Bref, me voici embarquée dans ce qui s’annonce comme une sacrée aventure.
Le grand jour arrive vite… et avec lui, un stress digne d’un premier Date.
La météo est parfaite : ciel lumineux, fraîcheur idéale et couleurs d’automne. L’organisation est nickel, le balisage impeccable. Bref, rien à redire.
Le départ est donné, et dès les premiers kilomètres, le ton est posé : singles étroits où ça bouchonne, arbres couchés façon parcours du combattant, et une côte au 2ème km qui te fait douter de tes choix de vie. Autant dire que le rythme, je ne l’ai pas trouvé tout de suite.
Mais peu à peu, on se met en route. Les paysages sont splendides, le soleil entre les arbres, tout est là.
Le terrain est bien gras, les montées et descentes s’enchaînent, Sandie est là avec sa double casquette de guide et de coach.
En bonus, Stéphane, son mari, qui nous attend très régulièrement et grâce à qui on repart avec un véritable roman photos de notre périple.
Le ravito du 15e km arrive après une belle grimpette. On grignote, on rencontre le doyen de la course (75 ans ! Qui ne s’arrête pas pour manger et en profite pour nous doubler !), on repart. Il reste 7 bons kilomètres, et le gros du dénivelé est derrière nous.
À partir du 17e, les jambes commencent à râler. À 19, elles crient carrément. Mais on finira ensemble.
Et c’est main dans la main, avec Cindy et Laurie qui nous attendent à la ligne d’arrivée après leur 12 km, qu’on passe la ligne. 🥹
Tellement dur mais tellement bien!
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