Trail de Bellefontaine 22 km
Quand Joanne nous parle du trail de Bellefontaine un mercredi pendant l’entrainement, je sens bien qu’elle a très envie de le faire mais qu’elle n’ose pas se lancer. Alors, pour finir de la décider, je lui propose de le faire avec elle.
Quelques jours de réflexion (de sa part…) plus tard, nous voilà inscrites. Rendez-vous le 11 novembre !
La semaine précédant le trail, je fais une petite reco du parcours avec Stéphane. Il pleut sans discontinuer, ça glisse. On se croirait à l’Infernale en septembre, le froid en plus. On rentre de nuit, moi complétement lessivée. Ca promet…
Mais miracle, le jour J, le beau temps est avec nous. Même le soleil est de la partie. Bon, c’est pas la Croisette, on est en Lorraine je vous rappelle, mais quand même !
Un petit pipi avant de partir de la maison, un petit pipi en route (« Steph, arrête toi, je vais faire derrière un arbre. »), un petit pipi avant la ligne de départ et c’est parti.
Le parcours est sympa, les couleurs d’automne magnifiques. Ça grimpe, ça descend, les kilomètres filent plus vite à deux. En plus, Stéphane est là quasiment à chaque bifurcation, pour nous encourager et faire des photos. C’est bien la première fois que j’ai un photographe personnel ! (Pour info, il aura quand même fait 18 km et 350m de D+ ce jour-là…)
Joanne a toujours la banane et c’est vraiment agréable de courir toutes les deux.
Nous voilà maintenant au ravito au 15e kilomètre dans le fort (sympa le décor !). Je dis à Joanne que le plus dur est fait, il nous reste 7 km mais quasiment plus de dénivelé.
On commence à discuter avec les bénévoles tout en picorant et là, un papi nous passe devant, littéralement, sans s’arrêter, en mode « poussez-vous les filles, c’est moi que v’là ! » Puis, un gars s’arrête et s’annonce : « Serre-file du 22 ! » La vache, le serre-file est déjà là ! Je pensais qu’on avait un peu plus d’avance sur le dernier !
Bon, bah, on se dépêche de remplir nos gourdes et on repart, talonnées par le serre-file…
On rattrape rapidement les coureurs précédents, la fierté nous donne des ailes (on ne va pas finir avec le serre-file quand même !), on les dépasse. Papi Joël ne se laisse pas faire et s’accroche.
Il s’accrochera au loin jusqu’au bout et nous remerciera à l’arrivée de lui avoir servi de lièvres.
Comme quoi, même en étant dernier, on peut toujours être le lièvre de quelqu’un !
Merci Joanne d’avoir partager ce trail. Quand tu veux pour un prochain !
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