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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 10:12
Le duo de choc avant le départ.

Le duo de choc avant le départ.

100km de Millau, récit de Michael Massini.

 

Nous y voici, enfin !

Millau me trottait dans la tête depuis quelque temps, et au détour d’une conversation avec Bruno Germain, je décide de me lancer.

Bruno devait être de la fête, mais un imprévu physique l’a contraint à reporter ce challenge.

 

Départ vendredi, pour récupération des dossards en soirée et bien se remettre du trajet.

Je suis accompagné par Isabelle mon épouse (supportrice) et de mon fils Thomas qui me suivra en vélo (une particularité de Millau)

Les derniers jours à faire du jus ont été plutôt consacrés à me soigner d’une bonne rhino, les jambes semblent encore chloroformées, je n’appréhende pas trop la course en elle-même, l’expérience du trail désacralise la distance, mais je sais que sur ces distances rien n’est jamais acquis, les dernières nouvelles ne sont pas très optimismes (pluie éparse) mais ne m’inquiète pas outre mesure. Les quelques infos glanés sur les temps de passage des meneurs d’allures me refroidisse un peu (le 12h veut partir en 32mn au 5km) beaucoup trop vite pour moi (le 12h30 en 34mn au 5km, je trouve ça rapide également, mais bon ,,,)

Après une nuit correcte, on y est. Mes parents se joigne à Isabelle pour former mon groupe de supporters. Thomas part en vélo 1 heure avant moi (9h), il attend mon passage au 7ème km pour me suivre (embouteillage oblige). On se rassemble à 9h30 pour un départ en cortège au son de la fanfare municipale !

7ème km.

7ème km.

On défile dans la rue, on passe devant l’hôtel de ville où la ministre des sports (Laura Flessel) est venue pour l’occasion, certains font même des selfies !

On papote entre coureurs, d’où on vient, le nombre d’édition des 100 km, etc...

Bon 10h, l’heure des braves, c’est parti sous quelques gouttes de pluie, contrairement à mes habitudes je pars légèrement vêtu. Thomas est mon porteur. Il a un sac bien garni avec, entre autres, une veste de pluie au cas où le temps viendrait à faire des caprices.

L’objectif est de terminer, difficile de faire des pronostics, même si ma préparation était faite pour un temps de 12h30, (7mn25 / km)

Le départ est commun avec les marathoniens, ça part vite comme d’habitude, le parcours est en forme de huit, avec une première boucle distance marathon, relativement facile au regard de ce qui nous attend dans la 2ème partie du parcours.

Je freine pour ne pas me laisser emporter par la vague, mais le faux plat descendant est tentant.

Malgré tout, je pars trop vite (6mn25 / km), les jambes ne semblent pas terribles mais ça descend toujours. Je récupère Thomas à Aguessac comme prévu. Il doit faire les ravitos à ma place pour que je ne perde pas de temps. Premier ravito, c’est déjà mort, trop de monde, il ne peut pas y accéder. Celui d’après, pareil (16-17km), je m’arrête prendre quelques choses quand même (banane, pâte de fruit) j’essaie leur boisson isotonique (pas concluant). Ça descend toujours jusqu’au Rozier (20km). Thomas peut enfin accéder au ravito, je passe ma commande, il me l’apporte sur un plateau (plutôt un verre) :  un verre de coca (mauvaise idée en courant), j’en ai partout sauf dans la bouche !

On rattrape le meneur d’allure de 14h (c’est bizarre ….)

Après les Roziers fini la descente, on prend un peu d’altitude pour le retour, (6mn25 de moyenne), j’ai fait mon foufou, je sais que ça va faire mal et que je vais le payer ! mais malgré tout je poursuis sur les mêmes allures.

Les quelques gouttes qui nous accompagnaient depuis le départ se transforment en pluie battante (quelques gouttes éparses qu’ils disaient ! Tu parles !) J’enfile ma veste de pluie mais Thomas malgré le coupe-vent du club prend l’eau de toute part ! Il nous reste 75km (ça promet !) S’en suit une période de cafouillage avec les meneurs d’allures, en 5km, je dépasse le meneur du 13h30, puis du 13h (ils avaient 150 m d’écart!) et je passe directement à 12h puis 11h30 !! La pluie a mis un peu la pagaille, je ne m’en occupe pas, je fais ma course, mais me retrouver devant le 11h30 au bout de 30km ne laisse présager rien de bon, tant pis, je m’obstine, on verra. La pluie fait son œuvre, les muscles durcissent, mes supporters ne me reconnaissent même pas au 35ème km sous la grande flotte !

On fait notre petit bonhomme de chemin, on arrive sur Millau pour boucler le marathon. C’est un beau bordel, on court à côté des voitures et camions, nos supporters sont sous un abri bus où les places sont chères !

le 42ème km sous la pluie !!!

le 42ème km sous la pluie !!!

Le temps que je passe la ligne du marathon, Thomas en profite pour se changer, son caleçon n’était pas étanche ! On vient de faire le plus facile. Je passe en 4h33mn27 au marathon, plus de 20 à 25mn d’avance sur mes pronostics les plus optimismes !

C’est parti pour la 2ème boucle, la route est en faux plat pour sortir de Millau avant d’attaquer une belle difficulté (presque 2 km) qui nous amène sous le pont (de Millau). La pente est importante : je préfère marcher rapidement pour récupérer. Passé le pont, le panneau 50 km (5h28mn) te fait passer dans un autre monde : le plaisir fait place à la douleur. La pluie se calme, je fais la descente à bonne allure. Mon genou gauche commence à me faire souffrir, les jambes sont bien raides, la cuisse me tiraille un peu, je zappe le ravito de St Georges de Luzençon (Thomas s’en occupe). Je me suis bien alimenté au début de course en solide, mais depuis le 35ème je tourne au gel et aux liquides, (non alcoolisés malgré de la bière au ravito !)

La route devient monotone, 7-8 km de faux plat montant interminable qui nous amène au pied de la côte de Tiergue. On croise les premiers (ça me rassure, ils n’ont pas l’air très frais, ils ont quand même 20 km d’avance !).

Enfin St Rome de Cernon (60ème km), un ravito géré comme d’habitude, la famille qui m’encourage (ils ont du mérite !) Je suis déjà bien entamé, j'accueille avec soulagement les premières pentes de la montée de Tiergue (je vais pouvoir récupérer un peu en marchant).

60ème avant la côte de Tiergue !!!

60ème avant la côte de Tiergue !!!

Vu la pente, personne ne court. Je monte à bonne allure. Ça dure, ça dure, ça s’arrête quand ? dans 3km! Je repère la ligne des 80 km dans la descente de retour. Arrivé en haut, je tente de relancer. Le changement d’allure n’a pas convenu à mon genou souffreteux. Je tente 2-3 fois de repartir avant que la douleur soit supportable, à l’allure vertigineuse de 8-9km/h. C’est reparti... pancarte « St Afrique 6km » ça commence en faux plat descendant. Au premier carrefour une quinzaine de personnes hurle mon nom, Thomas est sur le cul ! « Ils te connaissent d’où ? » Je ne sais pas … mais que c’est bon ! J’aurai la réponse au retour en les voyant consulter le journal des engagés ! Je repère bien la descente pour pouvoir gérer au mieux la future montée !

Je descends à bonne allure, 11-12km/h et je récupère pas mal de monde. Mes jambes brûlent, mon genou souffre, j’ai un point de côté, mais j’avance !

St-Afrique, le coureur et son suiveur sont séparés, je décide de prendre quelques victuailles à la volée : saucisson (j’avais envie de sel !), pain au fruit et banane.  Cela dure quelques secondes et je repars : je sais ce qui m’attend, au haut de Tiergue, je vois l’arrivée !

C’est partie pour 6km d’ascension (un peu moins difficile que la précédente) mais qui n’autorise pas la marche, j’avais repéré quelques portions un peu moins pentues ou j’essaye de faire une centaine de mètres en trottinant. Dès que la pente s’adoucit, j’arrive à relancer pour me hisser au sommet.

Après la côte de Tiergue, le genou à souffert mais il a tenu !!!!

Après la côte de Tiergue, le genou à souffert mais il a tenu !!!!

C’est reparti pour la descente ... et bien non ... le genou ne veut pas ! Je sens qu’il coince vraiment fort. J’ai du mal à marcher. Thomas me lance un regard inquiet.

Allez ! Allez ! J’aimerai bien. Je regarde ma montre : 9h de course. Je fais 4-5 essais avant que ce ne soit supportable et je repars. La descente va faire mal ! Tout le monde grimace. Je descends à bonne allure (11km/h). Je sers les dents. Je reprends un peu de monde. En bas, m’attend la famille pour un dernier soutien avant la ligne. Je les vois, ils ne ménagent pas leurs encouragements, il reste 18km ! C’est le retour sur cette longue portion monotone (heureusement en faux plat descendant cette fois). La nuit tombe et les frontales s’allument. J’attends avec impatience les lumières du village de St Georges de Luzençon qui cassent cette monotonie. On zappe le ravito. J’ai ce qu’il faut dans le sac pour aller au bout.

Dernière grosse difficulté avec l’ascension qui nous amène sous le pont de Millau.

Je marche comme tout le monde, je reprends des forces pour la dernière ligne droite. Il fait nuit noire. On voit juste les piliers du pont illuminés. Je croise encore 1 ou 2 personnes en sens inverse (ils ont encore 50km à faire, j’ai mal pour eux !).

Plus rien ne va les arréter !!!!

Plus rien ne va les arréter !!!!

Arrivé en haut on voit Millau, encore 8 km, ça va le faire !

Thomas regarde derrière, on a le meneur d’allure de 11h30 à 100m aux fesses ! « Tu peux faire un super temps » qu’il me dit. J’en suis conscient : ce sera peut-être la seule fois que j’ai la possibilité de passer sous les 11h30 !!

Je suis cuit. La descente se fait à bonne allure (11-12km/h), les jambes hurlent, la respiration devient animal !

Arrivé dans Millau, dernier ravito, je zappe. Je m’accroche, le mental tient. Je double un concurrent qui m’encourage. Je ne dois pas être beau ! Je traverse le Tarn, il reste 2km de faux plats. Thomas ne ménage pas ses encouragements ! c’est long ! Plus c’est long, plus c’est bon! (pas là!) On court entre les voitures et la circulation. Je perds un moment Thomas à cause d’un camion, dernière ligne droite avant d’entrer dans le parc d’arrivée.

A l'entrée du parc, on nous sépare (quelle déception, j’aurais tellement aimé passer la ligne d’arrivée avec lui!), il me lance ses derniers encouragements, je lâche rien !

La délivrance !!!! Le saint graal est touché !!!

La délivrance !!!! Le saint graal est touché !!!

Je rentre dans la salle des sports où est l’arrivée, Isabelle m’attend depuis 30mn pour me prendre en photo avec le chrono (quelle patience!). Je ne suis pas à mon avantage, je passe la ligne soulagée. Le chrono est inespéré : 11h28mn22s ! Toute la famille est là et me congratule, contente que je ne termine pas trop tard ! J’embrasse chaleureusement mon ange bleu qui s’est dévoué pour moi pendant toute cette course. Le résultat est aussi le sien : il nous laisse tous les deux des souvenirs pour toute une vie !

 

Michael et Thomas où la fusion père et fils !!!

Michael et Thomas où la fusion père et fils !!!

Un grand merci à toutes les bleues et tous les bleus qui ont eu une petite pensée ou envoyé un petit message, merci à vous !

A MILLAU UN CENTBORNARD EST NE !!!!!
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commentaires

Maçı hangi kanalda 05/10/2017 21:00

C'est tellement beau. Très sympa

Corinne 05/10/2017 13:45

Un magnifique projet réalisé, un soutien familial à toute épreuve et quelle complicité entre toi et Thomas
Tout mon respect !

Pascale Patain 04/10/2017 17:31

Quel beau recit , quel beau duo père-fils , et quelle belle course ! J'en ai les larmes aux yeux ...
Merci de nous avoir fait partager toutes ces emotions !
Tu nous donnes , presque , envie de tenter une experience comme celle-ci ...
Isabelle doit étre bien fière de vous 2 et elle a raison.
Encore une fois un grand bravo.

Bénédicte 04/10/2017 13:27

Tu as bien su faire partager toute cette émotion, merci et mille bravos. Quel beau souvenir entre famille, c'est le must du bonheur. Chapeau champion! Au-delà du vécu familial, il y a aussi la très jolie performance. Félicitations, ravie pour toi de cette magnifique aventure

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